De Clisson à Royère de Vassivière : Le voyage solo de Didier
Voyage effectué pendant l’été 2025
Dans les années 80, Didier avait déjà sillonné 4 continents à vélo, bien avant que se déplacer ou voyager à vélo, ne devienne tendance. Désormais, il pédale dans un rayon de 25 km autour de son domicile, pour ses déplacements du quotidien. Et l’été… c’est place aux grands défis ! Après avoir rallié les J.O. de Paris à vélo l’an dernier, (via une partie de la Loire à vélo), Didier s'est laissé tenter par la Vélidéale, encore confidentielle, avant qu’elle ne devienne (on l’espère !) une grande classique. Retraité, il voyage pour le moment seul, car son épouse travaille encore. Le luxe, c’est de pouvoir partir quand les prévisions météo sont bonnes. Et cette année 2025, c’était chaud, chaud ! Qu’à cela ne tienne, Didier était lancé sur La Vélidéale!
Qu'avez-vous le plus et le moins apprécié sur La Vélidéale ?
J’ai aimé emprunter la Vélidéale que j’ai trouvé bien balisée (aussi clair qu’un sentier de Grande Randonnée), et qui emprunte plusieurs voies vertes existantes : « Vendée Vélo », « Vélo Francette », « Tour Charente » … gardez bien les yeux ouverts toutefois et notamment dans les plus grandes agglomérations, pour ne louper aucun panneau ou il faudra garder l’œil sur votre rétro !
Dès les premiers km en Vendée, les jambes sont mises à l’épreuve, quitte à parfois mettre pied à terre lorsque c’est trop raide. J’aurais aimé moins de bitume de Saint-Germain-de-Confolens jusqu’au lac de Vassivière. Par ailleurs, le balisage était moins régulier en Haute-Vienne. Cependant, j’ai été enchanté par les paysages de moyenne montagne.
La Vélidéale m’a fait découvrir ces villes que je ne connaissais que depuis les rocades en voiture : Bressuire, Parthenay, Niort … mais également les nombreuses petites cités de caractère et leur patrimoine architectural (château médiévaux, lavoirs …) et les bâtiments anciens construits avec les matériaux locaux (calcaire, shiste …) qui signent le cachet d’un territoire. Je suis resté scotché, seul au milieu des champs de céréales à perte de vue, près de Prahecq (Deux-Sèvres), pour observer une voltige aérienne d’un aéronef à l’entraînement (looping, tonneau …), sur fond de ciel bleu. Un spectacle aussi inattendu que bruyant !
Les rubans verts sur les anciennes voies ferrées sont plus roulants et bien ombragés. La monotonie de ces chemins est propice à la rêverie, la gamberge, tout en pédalant.
Vos coups de cœur ? 😍
À Mallièvre, la pente est raide, mais la place des Tisserands vaut l’effort.
À Saint-Laurent-sur-Sèvre, l’ouvrage d’art de l’aqueduc (sans eau) m’a hypnotisé.
Coup de cœur aussi pour la ville de St-Léonard de Noblat où j’ai dormi dans un camping : l’accueil y est royal !
Côté pratique… organisation technique et orientation
🏁 Etapes Clisson – Royère de Vassivière en 8 étapes de 57 à 108 km par jour.
🛏️ Hébergements
J’ai privilégié les campings « accueil vélo » indiqués sur le guide de la Vélidéale, sans réservation au préalable. J’aime cette liberté de partir le matin, sans savoir où je serai le soir. J’ai bivouaqué une fois, sur l’aire de pique-nique à Barro (près de Ruffec). Côté budget, mon premier camping (sans électricité) était à un peu plus de 8€ (camping de Poupet à St-Malo du Bois) et le dernier au lac de Vassivière à 17€ (bain vivifiant dans le lac offert !).
⚙️ Equipements
Un vieux biclou robuste de 18 ans TRIBAN DECATHLON (17 kg) à énergie musculaire. Il est équipé de pneus « Schwalbe » (increvables jusqu’à présent). Adepte du maximum d’un minimum de confort, j’ai 4 sacoches Crosso de même volume, pour transporter 25 à 30 kg afin d’être autonome. Je m’autorise même un petit extra : un siège pliant. Les journées caniculaires, je partais le matin avec une réserve de 3 litres d’eau (hors repas).
📓 Support utilisé pour suivre le parcours
Le guide de la Vélidéale (Editions Ouest-France) : on y trouve des informations pratiques comme les campings, les points de ravitaillement, les informations touristiques, et les cartes des étapes. Seul bémol, j’ai dû le lire en commençant par la fin, parce qu’il débute par le Limousin. Donc attention de ne pas se réjouir trop tôt d’une descente annoncée, qui en réalité était une côte pour moi ! J’ai eu connaissance de ce guide via le site de La Vélidéale, une mine d’or pour se préparer !
Votre aventure à vélo en quelques chiffres ?
➡️ 620 kilomètres sur la Vélidéale
➡️ 10 jours de voyage, avec le retour à vélo à la gare de Limoges pour revenir vers Nantes en train. Me trouver un billet de train Limoges-Nantes, avec mon vélo, a été un casse-tête pour les guichetiers de la gare de Limoges Bénédictin. J’ai dû enchaîner en train Limoges-Vierzon puis Vierzon-Orléans et enfin Orléans-Nantes. Départ de Limoges à 6h02 du matin. Arrivée à Nantes à 14h15. Et encore 25 km à vélo pour revenir chez moi à Saint-Colomban (44). C’est sport !
➡️de 57 à 108 kilomètres par jour
Que retenez-vous de votre voyage à vélo ?
La Vélidéale mérite à être davantage connue ! Un itinéraire parfois exigeant, mais très varié qui traverse une France discrète et éloignée des flux touristiques : une belle parenthèse dans la vie quotidienne.
Quels conseils donneriez-vous ? 💡
Il y a plusieurs manières de voyager à vélo. C’est à chacun de voir, suivant ses centres d’intérêt, ses expériences à vélo, ses capacités physiques, son équipement, son choix d’hébergement. Cependant, attention les gambettes, cette véloroute présente plus de relief que la Vélodyssée ou la Loire à vélo. Préparez-vous en conséquence !